FINALEMENT, J’AI EU DU BOL

Publié le par Thierry

Salut les amigos,

La liberté d’expression est un sujet important semble-t-il.

Quand on fait suivre cette magnifique expression d’un « mais », il faut se méfier…

Au départ, ca parait anodin, genre « quand même, y a des choses qui faut pas dire », « ben c’est quand même un peu normal, faut pas chercher les ennuis. »

Et puis, petit à petit, on abandonne de plus en plus de liberté : qui va juger de ce qu’il faut dire ou écrire ?

Au début, ca parait jamais grave, « ouais, c’est juste qu’il faut pas dire certains trucs… », et pire même encore, quand on dit qu’il faut pas écrire certains trucs mais qu’on dit surtout pas lesquels…

Puis petit à petit, de proche en proche, on en arrive à ne plus pouvoir rien dire ni écrire.

L’actualité récente peut nous permettre de réfléchir ensemble aux conséquences désastreuses que provoque la suppression de la liberté d’expression, ou pire encore, « la liberté d’expression, mais… ».

A qui livrons nous les clés de ce qui est permis et ce qui ne l’est pas ? Qui décide ?

La liberté d’expression permet à toutes sortes de gens de s’exprimer : par exemple, je trouve totalement dégueulasse les textes des négationnistes. Pour autant, je ne suis pas obligé de lire leur vomi verbal, et si je le lis, je sais ce que je vais y trouver.

Je trouve qu’il est infiniment moins dangereux de laisser s’exprimer ce genre d’individu par exemple, que de mettre un « mais » après « liberté d’expression ».

Je ne sais pas si ce genre d’actualité macabre va donner à penser aux censeurs de tous poils, petits et grands censeurs… Je l’espère…

A vos commentaires, n’hésitez pas à intervenir, même si vous n’êtes pas d’accord.

Il n’est pas obligatoire d’être d’accord ou de parvenir à un consensus pour relationner avec les gens.

On peut discuter, ne pas être d’accord, et terminer une riche conversation sans que l’un ait pu convaincre l’autre.

A tchao,

Biz biz. T.

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LE SAVOIR EST UNE ARME - POURQUOI LE MANQUE DE MASQUES ?

Publié le par Thierry

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COMMENT ON FAIT POUR SAVOIR SI ON NOUS RACONTE DES MENSONGES ?

Publié le par Thierry

Salut salut,

Comme vous l’avez peut-être constaté dans un des articles précédents, les média français sont la propriété quasi exclusive des plus grands groupes financiers ( Ne me croyez pas, vérifiez vous-même : "Médias français, qui possède quoi ? (Le Monde diplomatique ...."  https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA ).

Donc, on entend à longueur de jours et d’années des choses exprimées par toujours le même groupe de personnes, les plus fortunées. Imaginez si l’intégralité des média Français était la propriété du parti communiste chinois, qu’est-ce qu’on entendrait…

On croit bien souvent que l’on peut garder facilement son libre arbitre, son esprit critique. Genre, « moi la pub, ca m’influence pas, c’est même le contraire, plus j’entends une pub, moins j’achète ». Et c’est faux. Ne croyez pas que des milliards d’euros sont investis dans la pub pour rien, ça n’est pas vrai.

Ces systèmes utilisent des techniques de neuroscience qui font en sorte de passer le barrage critique de nos cerveaux. On sait par exemple que les messages entendus après une forte émotion ne sont pas filtré par notre sens critique. Ou que quand on a peur, on est prêt à accepter des choses qu’on refuseraient dans le cas contraire.

La répétition, par exemple, est aussi une technique imparable : un mensonge qu’on a entendu 1000 fois devient une vérité. Idem pour le croisement des informations qui renforce la persuasion (TF1 l’a dit, et je l’ai lu aussi sur LE POINT, et ma voisine me l’a dit aussi : il n’est pas possible de tromper autant de gens.)

Dans les messages traditionnels qui sont diffusés on entend souvent :

Le point de vue des ultralibéraux est naturel, les autres points de vue sont extrémistes. Il faut lire le livre « l’extrême centre» aux éditions Champ Vallon, qui démontre à merveille que le néolibéralisme est lui aussi une idéologie extrême.

Tout le monde est riche : Ils disent que finalement, « celui qui gagne 2000 € est plus riche que celui qui gagne 1300 €, et que donc, ces furieux gaucho qui parlent des riches vont venir vous prendre vos 2000 €. »

C’est faux, il s’agit d’un nuage de fumée qui permet de cacher les groupes financiers internationaux qui sont en train de détruire le monde (voir les vidéo explicites, en lien en bas de cet article). Même celui qui gagne 50 000 € par mois n’est pas dans ce monde-là…

« Aller vers une politique qui protège le climat et qui réduit un peu les inégalités c’est mettre en place le régime soviétique avec des chars russes sur les champs Elysées et le goulag. »

Quand le conseil national de la résistance a mis en place la retraite et la sécu (et bien d’autres choses encore), la société française ne s’est pas transformée en goulag. Au contraire, il ne viendrait à l’idée de personne maintenant de dire que ces deux avancées sociales sont délirantes et inutiles. Or, les médias néolibéraux veulent nous faire croire que le moindre aménagement un peu plus humaniste de la société est un saut absolu dans le régime soviétique. Je pense qu’aujourd’hui, personne ne voudrait d’un régime soviétique. C’est délirant.

Autre mensonge éhonté : « Le régime de retraite est déficitaire ». Regardez cette petite vidéo qui vous explique chiffres à l’appui que c’est absolument faux : https://www.youtube.com/watch?v=Bim7pQCnCsA

Osons comprendre le dé-confinement :

La plupart d’entre nous considèrent que les questions économiques et financières sont des trucs trop compliqués, qu’on ne peut pas comprendre si on n’a pas fait bac + 4 en économie. Mais c’est faux.

Par exemple, cette toute petite vidéo qui explique très simplement les détails du dé-confinement :

https://www.youtube.com/watch?v=i_DRNm0Yo_E

Ils ont plein d’autres vidéo qui expliquent l'économie, la monnaie,… Où on s’aperçoit que c’est pas si compliqué à comprendre et que si on ne s’y intéresse pas un peu, on a vite fait de nous faire gober de (très) gros mensonges

Bon, ok, mais finalement c’est quoi l’influence de ces groupes financiers sur le monde, et d’abord qui sont ces groupes ?

Ci-dessous des vidéo hyper simples qui décortiquent le fonctionnement du système.

La finance internationale et le dérèglement climatique :

https://www.youtube.com/watch?v=qWdL5VtFCxQ

BALCKROCK :

https://www.youtube.com/watch?v=Abz3Ab9HhaQ

On le sait tous par l’expérience, pour pas se faire avoir, il faut s’intéresser un peu au sujet. Aujourd’hui, en regardant une petite vidéo de temps en temps, on peut comprendre très facilement le monde qui nous entoure et donc décider des sujets que l’on évoque pendant nos conversations.

En effet, si on est bercé par le blabla des médias dominants, on peut être tenté de parler pendant 99% du temps de « ces enfoirés qui abusent du RSA » (et sans doute y en a-t-il, et il faut prendre des mesures de contrôle pour que ça ne soit plus le cas), et au mieux, dans 1% du temps qui reste des groupes financiers qui ravagent le monde. Or, ce sont bien les 1% les plus riches qui détruisent la vie et la planète des 99% restant.

Ceux qui abusent des minima sociaux (oui, oui, ça existe aussi) coûtent à la France quelques millions par an, et je suis révolté par le fait que ça existe. Mais les groupes financiers font perdre plus de 100 milliards par an au budget de la France, sans compter les niches fiscales légales mais injustes.

Pour info, un million de secondes, ça représente 15 jours, et un milliard de secondes, ça représente 32 ans.

Biz.T

PS : petite perle de culture, ci-dessous un lien vers une série de vidéo publiées en 1971 par un historien très réputé à l’époque, et qui évoque la commune de Paris.

Petites vidéo de 30 minutes chacune, très bien expliquées, vraiment un bijou. Je vous conseille de suivre leur ordre chronologique :

https://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477764-la-commune-de-paris.html

Et ci-dessous un lien vers une interview d’une ancienne députée LREM qui explique le fonctionnement du système actuel depuis l’intérieur :

https://www.youtube.com/watch?v=iYH097yQqOg

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MESSAGE DE JEAN MICHEL

Publié le par Thierry

 Vingt dieu! Elle y va pas par quatre chemins la madame infirmière

   ÉNORME COLÈRE D'UNE INFIRMIÈRE............................

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MAGNIFIQUE EXPLICATION DE NAOMI KLEIN

Publié le par Thierry

Bon, ok, c'est en américain sous titré, mais c'est court, très clair et vraiment très facile à suivre.

https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/naomi-klein-le-coronavirus-du-capitalisme

Bizzz. T.

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QU’EST-CE  QUE LE TEMPS DU CONFINEMENT VA CHANGER POUR NOUS ?

Publié le par Thierry

Salut salut,

 

Nous étions nombreux à être emportés dans un courant frénétique d’actions quotidiennes, qui s’accélère d’année en année via nos outils de communication électroniques. Dans ce tumulte, soudain, le calme, au moins un ralentissement, comme ca tout d’un coup, pour (quasiment) tout le monde, qu’on le veuille ou non.

Lorsqu’on évoque d’éventuels grands changements de sociétés, on me répond « oui, c’est intéressant, mais bon, s’il n’ y a que la France qui s’y met, ça marchera jamais ».

Bien sûr, on sait que ça n’est pas vrai, car cette même France, dans le passé a fait des choses toute seule au début, comme par exemple établir la république et la démocratie dans un monde purement royaliste.

Mais bon, depuis quelques années, je me demande quand même quel pourrait être l’événement qui puisse concerner au même moment la majorité des pays de notre bonne vieille terre. J’ai imaginé plein de trucs, comme une prise de conscience mondiale des dangers de l’ultralibéralisme, mais force est de constater que je n’avais pas envisagé que ça arrive via une pandémie… Un virus microscopique qui ébranle tout le système, c’est over ouf !

Or, nous sommes maintenant des milliards d’humains confinés (voir les blagues de Jean Michel), qui ont le temps de se poser des questions, et de constater les terribles dangers qu’ont fait émerger nos modes de vie actuels.

Alors, si on faisait le point sur nos réflexions du moment ? Gégé a démarré la série avec l’article précédent, et pour tenter d’apporter ma petite pierre à l’édifice, je propose quelques réflexions, qui bien sûr, comme d’habitude, n’engagent que moi, même si le plus souvent j’essaie de citer des sources.

Je serais vraiment content de recevoir des remarques ou des réflexions complémentaires, même si elles ne sont pas du même avis que le mien.

Peut-être est-il temps que la politique, le fait de choisir, reprenne un peu le pas sur la logique purement financière du monde ?

Par exemple, on peut faire bosser tout le monde plus si les ressources sont infinies, mais elles ne le sont pas. Donc la réduction du temps de travail devient inévitable.

Depuis longtemps on se rend compte que l’augmentation de la productivité permet de fabriquer de plus en plus de produits et de services avec de moins en moins de personnel.

Quand j’ai étudié les mathématiques en 1ère et en terminale, je me suis particulièrement intéressé à ce que les mathématiciens appellent « la limite en plus ou moins l’infini », c'est à dire, dans notre cas, qu'est-ce qu'il se passe dans longtemps si ça continue comme aujourd'hui.

Et la limite en plus l’infini de cette courbe (moins de travail pour plus de production) aboutit à « tout est produit sans aucun travail ».

Les détenteurs des outils de production vont-ils consommer eux-mêmes les millions de voitures produites par des centres de production dépourvus d’humains ?

Vont-ils ne produire que des voitures de luxe destinées aux autres détenteurs d’outils de production qui seront en train de manger les millions de tonnes de tomates qu’ils auront produit mécaniquement ?

En réalité, lorsque tout se produit seul, que perd l’ultra milliardaire à continuer à produire ? rien.

Sauf que le sacro-saint esprit judéo chrétien nous tient par la barbichette : si tu ne souffres pas pour obtenir ton pain, tu n’auras pas de pain.

On me dit qu’il n’est pas possible d’avoir un meilleur niveau de vie et de travailler moins.

On essaie de me faire croire que c’est réellement impossible. Du genre : « ah d’accord, monsieur l’utopiste, du coup on travaillerait moins et on serait plus payé ? Allons, il faut rester raisonnable, ouaf ouaf, je pouffe ! »

Et pourtant, l’impossible s’est déjà produit : on travaille beaucoup moins qu’il y a 100 ans, et le niveau de vie est meilleur.

Au début du 20e siècle, on travaillait 16h par jour, et 6 jours par semaine. Et bien sûr, zéro congés.

Aujourd’hui, quand on est salarié (soit 90% de la population française, sources INSEE 2018 - https://www.insee.fr/fr/statistiques/2424696) on travaille officiellement 7h par jour et 5 jours par semaine et on bénéficie de 5 semaines de congés payés.

Et on a des millions de chômeurs structurels (depuis des années), ce qui semble indiquer que nous travaillons encore trop.

En 1936, des lois sociales ont été votées au moment du front populaire et on n’en est pas mort.

Et non seulement on n’en est pas mort, mais elles signent le départ des « 30 glorieuses ». (années de 1945 à 1975, bien sûr aidées par la reconstruction qui a suivi la guerre).

A l’époque, les discours des financiers étaient exactement les mêmes : « si on donne des congés payés et qu’on passe aux 40 heures, la France sera ruinée, elle ne sera plus compétitive. »

La preuve, elle n’a jamais été aussi compétitive, je mets de côté bien sûr la période de la guerre et de l’occupation.

Qui oserait dire aujourd’hui que les congés payés c’est de l’abus ? Et la sécu et les retraites ?

Mêmes les plus acharnés du travail trouvent normal d’avoir quelques vacances. Eh bien, ces vacances, qui nous semblent si naturelles aujourd’hui, ont été obtenues par la violence et le combat.

Ce n’est pas le front populaire qui a créé tous ces partages de la richesse, car les hommes politiques de cette époque n’étaient sans doute pas meilleurs que ceux d’aujourd’hui.

Ce sont exclusivement les luttes (manifs et grèves) qui les ont accompagnés. Même le plus à droite politiquement ne remet pas en cause ces acquis qui semblent vraiment naturels aujourd’hui.

Donc si on essaie de déterminer une projection à l’infini de cette logique, un jour on ne travaillera plus du tout, et les machines feront tout. Même si bien sûr, on sait que ça va se faire progressivement, il est nécessaire d’accompagner cette tendance au fur et à mesure.

Si on crée une limite infranchissable de 8h par jour en face d’un système de productivité qui évolue très vite, on prend de gros risques.

Ce mouvement sera d’autant plus rapide qu’on ne pourra pas éternellement continuer à produire autant de biens car les ressources de la planète ne sont pas infinies (voir le questionnaire de l’article précédent : http://www.troispetitesnotes.com/2020/04/un-texte-de-gege-du-vrai-gege-en-chair-et-en-os.html ).

Les spéculateurs de l’économie sauvage veulent nous faire croire (un peu de la même manière que pour les lois humanistes) que, si on réduit un peu notre consommation, c’est la bougie et l’âge de pierre.

Je ne pense pas que si on limite la consommation d’objets en plastiques inutiles ou si on décide de revenir à un changement de mode vestimentaire seulement une ou deux fois par an (au lieu de 6 fois par an), on va tous tomber dans une dépression terrible…

Le confinement du COVID-19 va sans doute nous montrer que consommer moins ne rend pas plus malheureux, mais qu’au contraire, on s’en trouve plus disponible pour échanger avec ses voisins ou pratiquer la solidarité, et ça, il me semble que ça rend plus heureux..

Actuellement, pendant que l’oligarchie financière mondiale tire les bénéfices des licenciements boursiers, la collectivité (les contribuables) verse des indemnités chômage pendant quelques mois aux méritants qui ont eu la chance de travailler auparavant, et un RSA aux autres.

Laisser les gens dans la misère, c’est dangereux : rien n’est plus dangereux qu’une masse de gens qui n’ont rien à perdre. Même les milliardaires cyniques qui maitrisent le monde le savent bien. https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/pauvrete-pourquoi-la-situation-saggrave

Alors quoi ? Faut-il les supprimer ? Je suis persuadé que ces pensées horribles ont dû traverser l’esprit de certains d’entre eux…

Aujourd’hui, quand on a besoin de faire moins d’effort pour obtenir un même résultat, on ne dit pas on n’a plus de temps libre, on dit « il y a plus de chômage ». On ne se rend pas compte qu’il s’agit d’une idéologie et non pas d’une loi naturelle.

Quand on est chez soi, et qu’on a trouvé une astuce pour réaliser plus vite une corvée, on est content. Alors qu’au niveau professionnel, c’est une mauvaise nouvelle.

Même l’oligarchie financière mondiale sait qu’il y aura de moins en moins de travail grâce à la mécanisation. Nos politiques qui sont aux ordres de cette oligarchie (de toute façon, comment feraient-ils autrement ?) le savent aussi.

Tous les économistes, même s’ils ne le disent pas, savent qu’il faudra partager le temps de travail.

Pourquoi s’arrêter à 35h par semaines ? Pourquoi pas 46 ou 23 ? C’est écrit par un démiurge sur une quelconque table de la loi ? (pardon Josiane, ça m’a échappé)

«  11ème commandement : 35h par semaine tu travailleras ? »

On a réussi à ajouter un jour de repos dans la semaine, et il faudrait s’arrêter là ? Alors que la mécanisation et les nouvelles technologies allègent la peine de tout le monde ? Pourquoi ?

Que fera-t-on des gens qui n’ont plus de travail ?

Aujourd’hui il y a plusieurs millions de chômeurs en France, et encore, on ne compte pas les temps partiels imposés, les gens qui ont réalisé 3 jours d’intérim dans le mois, etc…

Un jour viendra, pas si lointain, où le travail sera totalement mécanisé, seulement bien entendu si l’espèce humaine n’a pas complètement détruit ce qu’on appelle aujourd’hui la civilisation.

Si, comme je l’espère (en tremblant) nous échappons au scénario à la « MAD MAX »(le vieux film, pas le tout récent), et que nous trouvons des ressources pour que des décisions politiques viennent remplacer la pure logique financière ultra libérale, alors il faudra se confronter à la fin du travail.

La richesse ne voudra alors plus rien dire puisqu’il n’y aura plus besoin de pauvres pour faire le travail.

La retraite

En 1960, il y avait 4 actifs pour un retraité, et aujourd’hui il y a environ 2 actifs pour un retraité. Parallèlement, l’espérance de vie augmente.

D’aucun, qui y ont intérêt, veulent nous faire croire que de ce fait là, il faudrait allonger le temps de travail, ce qui est rigolo quand on sait que les mêmes nous disent que les jeunes n’ont pas de travail, et que ce sont ces mêmes-là qui nous foutent à la porte parce qu’on est trop vieux, ou bien qui nous mettent au chômage pour faire fabriquer leurs produits par des chinois, pour quelques centimes de marge supplémentaires.

Or, en France en 1960, les 4 actifs en question créaient 1000 milliards de produits et services en euros d’aujourd’hui.

De cette somme, 100 milliards d’€ étaient consacrés aux retraites, et  900 milliards étaient consacrés au reste de l’économie.

En 2010, les 2 actifs créent 4000 milliards de produits et services en euros constants, dont 200 milliards pour les retraites et donc 3800 milliards pour l’économie.

Et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas assez d’argent pour financer les retraites ? Où part cet argent ?

Est-ce que nous sommes tous d’accord pour dire que depuis de nombreuses années, le PIB (https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut) augmente, parfois faiblement, mais qu’il augmente ?

Est-ce que nous sommes d’accord pour en déduire que le PIB aujourd’hui est plus élevé qu’il ne l’était il y a 20 ou 30 ans ?

Dans le même temps, on nous dit qu’il n’y a plus d’argent. Où est parti tout ce surplus de PIB ?

Depuis la chute du mur de Berlin, la moindre mesure politique humaniste ou sociale (genre congés payés) = gauche = communisme = URSS = goulag.

On ne peut plus évoquer la moindre mesurette qui permet de soulager la souffrance des plus pauvres, de mieux répartir les fruits de la productivité sans entendre dire « t’as pas entendu parlé du mur de Berlin qui est tombé ? »

« Tu veux des chars soviétiques sur les champs Elysées ? Tu veux finir au goulag ? ».

Il semble normal aujourd’hui que des groupes financiers cyniques fassent fabriquer des produits en plastique polluant par des esclaves au sein de goulags modernes en Asie, et tout cela au nom d’une sacro-sainte concurrence.

Si cette concurrence existait vraiment, tous les produits coûteraient moins chers, mais ce n’est pas ce que l’on constate.

Je vais vous sembler cynique, mais on peut imaginer que, si on a des esclaves en Asie, on est donc forcément riche ?

On nous dit qu’on délocalise les entreprises pour résister à la concurrence internationale, et qui dit concurrence, dit baisse des prix.

On se dit, super, la paire de ski TRUCMUCHE qui coûtait 500 € ne coutera plus que 150 € ! C’est génial, avec un salaire de 1500 € par mois, on va vivre comme des nababs, puisque les prix vont baisser grâce à cette fameuse concurrence.

Ben non, on assiste même à une baisse du pouvoir d’achat (donc une hausse globale des prix).

Comment ça se fait ? Elle est où cette rude concurrence mondiale sur les prix qui a obligé les financiers à délocaliser ?

En réalité, le groupe financier a ruiné des familles entières en France, pour obtenir une marge supplémentaire, parfois réduite à quelques euros par pièce produite.

Ce faisant, il scie la branche sur laquelle il est assis, car il ruine ses clients en les dépouillant d’un juste salaire.

C’est donc bien cette oligarchie jamais rassasiée et toujours avide, qui empoche le complément de bénéfice qu’a engendré la délocalisation dans des usines esclavagistes.

Il semble en revanche totalement criminel de parler d’une juste répartition de ces monstrueux bénéfices entre les gens qui travaillent et ceux qui n’ont fourni que leur capital.

Peut-être est-il temps que la politique, le fait de choisir, reprenne un peu le pas sur la logique purement financière du monde ?

Force est de constaté que nos systèmes de représentation démocratiques ne nous protègent pas des dérives idéologiques en cours. Car, quelles que soit le résultat des élections, les décisions politiques vont toujours dans le même sens : 1% d’ultra riches qui siphonnent la richesse produite par les 99 autres %.

Alors, oui, comment faire ? donner les rênes à un autre humain, qui sera certainement corruptible ou manipulables ?

On peut évoquer le RIC (Référendum d’Initiative Populaire) ? Mais dans ce cas, comment éviter la manipulation des foules par la fabrique du consentement, via les média aux mains des groupes financiers ? (voir l’article sur ce sujet : http://www.troispetitesnotes.com/2020/03/le-retour-de-gege-ou-la-recette-du-confinement-actif.html )

Contrairement à ce que veulent faire croire certains populistes, le RIC ne revient pas à faire basculer un gouvernement par la seule volonté de 700 000 individus.

Le chiffre de 700 000 (éventuellement révisable) permet seulement de provoquer un référendum.

C'est à dire par exemple, si 700 000 personnes pensent qu’il faut virer Macron, il ne sera pas viré pour autant. Il y aurait seulement l’obligation de provoquer un référendum national, et c’est seulement si la majorité des votants (de tous les français inscrits sur les listes électorales) exprime le même souhait, que Macron sera viré.

On peut aussi imaginer une loi qui oblige à voter, comme en Suisse, qui n’est pourtant pas connu pour être un repaire de gauchistes.

Un chef d’état, dont les décisions sont contrôlées par un système comme celui-là, devra effectivement travailler pour le bien commun.

Certains disent : ouais, mais du coup, les gens le foutront dehors quand il sera nécessaires de prendre des décisions difficiles pour la population.

On voit bien en ces temps de crise, que la majorité des gens joue le jeux, que les soignants par exemple, sont prêts à risquer leur vie pour continuer le service public… Si on leur en explique les vraies raisons.

Je suis persuadé qu’une démocratie plus participative pourrait apporter plus de bien commun. Les détracteurs de ce système disent « ouais, c’est bien beau, mais bon, les gens connaissent peu les techniques, et si on leur demandait de choisir un carburant de fusée pour aller dans la lune, ils choisiraient le gas-oil car c’est moins cher. »

C’est bien prendre les gens pour des c…

Le principe du RIC repose sur les choix de société et non pas sur les détails techniques. Exemple dans ce cas, mesurer la réelle opportunité pour le bien commun d’aller sur la lune ?

Voilà voilà quelques pistes de réflexion. A vos claviers pour apporter votre pierre à l’édifice. Chacun voit le monde depuis un angle de vue particulier, et c’est ça qui fait la richesse de l’échange.

Biz. T.

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MAGNIFIQUE CHANSON

Publié le par Thierry

Magnifique chanson sur notre époque...

https://youtu.be/4UX6Wsr8GMU

 

Biz. T.

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UN TEXTE DE GEGE, DU VRAI GEGE EN CHAIR ET EN OS

Publié le par Thierry

salut...ci dessous le lien avec un autre article:

http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-AOC-03-20.pdf

> on est bien aussi dans le sujet de la liberté de la presse (entendu ce matin sur France inter entre 8 et 9h!!! donc on peut entendre si on veut bien, non ?) le plus de ce texte est qu'il ne se contente pas de dénoncer mais demande aux individus de se responsabiliser(par la réflexion de ce qu'ils désirent vraiment)

> en effet le gros gros problème de la simple dénonciation est de déresponsabiliser celui qui se sent atteint puisque ce qui arrive n'est pas de sa faute (mais celle du capitaliste,financier, macron etc etc...).Après reste le problème de la représentation de la majorité car la nature de l'homme est ce qu'elle est et la "masse" s'est toujours "reposée" sur le plus fort , dans l'ordre du temps: le plus fort physiquement,ensuite le plus moralisateur (les curés) aujourd'hui le plus riche....s'en remettre aujourd'hui aux seuls dénonciateurs serait une mauvaise solution puisqu'ils ne sont pas exemptent d’arriérés pensées non plus.....

 

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TEXTE MAGNIFIQUE DE COLINE SERREAU

Publié le par Thierry

Texte de Coline Serreau qui ne mâche pas ses mots...
Je vous laisse le lire et vous rendre compte par vous même ....

Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT

par Coline Serreau

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment "exploitants agricoles" reçoivent des centaines de milliers d'euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l'industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l'heure, voilà qu'aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d'éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d'argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l'argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu'ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l'ont-ils gagné cet argent ? Ils l'ont gagné parce qu'il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d'autoroutes, de trains, d'égouts, d'électricité, d'eau courante, d'écoles, d'hôpitaux, de stades, et j'en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d'annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers.

J'espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n'a fait que nous appauvrir.

Et le peuple l'a si bien compris qu'il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l'humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n'y aura pas de retour en arrière après cette crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d'entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu'ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l'endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d'une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu'ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

Alors que la seule médicine valable, c’est celle qui s'occupe de l'environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s'ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d'hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s'en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu'elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu'à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d'illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres "pestes" seront à l'aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d'objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d'abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l'entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s'envoie des messages qui rivalisent de créativité et d'humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n'est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d'une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d'assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n'ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l'annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l'explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l'industrie du luxe, où l'on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d'artiste qu'il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m'ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l'hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d'amour et d'espoir à ceux qui en ont besoin.

Coline Serreau

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LE RETOUR DE GÉGÉ OU LA RECETTE DU CONFINEMENT ACTIF

Publié le par Thierry

Hello hello,

On peut se demander quoi faire pendant ces temps difficiles de confinement, jouer au Monopoly ? Regarder des films ?

Je nous propose de profiter de ces instants de calme et de relatif ennui, pour prendre du recul sur notre façon de nous informer, pas via un prêt-à-penser tout fait, mais grâce à une méthode individuelle, qui permet à chacun de savoir ce qu’il veut lui (vraiment) . (la vache, ils nous l’ont changé notre blogmaster !)

Eh oui, je le reconnais, je suis un incorrigible optimiste : faut toujours que je trouve un truc positif dans n’importe quelle situation où je me trouve. Je suis sûr que si j’avais un pied dans la tombe et l’autre sur un peau de banane, j’évoquerais le plaisir de la glisse et du retour à la terre.

Et pour éviter de succomber au blabla prédigéré des marchands de soupe médiatique, peut-être pouvons nous commencer par prendre conscience de ce qui nous met en mouvement, et notamment des failles de vigilance qui laissent entrer dans nos esprits le virus de la manipulation.

Bon, là du coup, c’est une grande phrase (ouais t’as raison Gégé, y s’la pète un peu avec ses grands mots) qui dit en substance qui faut pas gober n’importe quoi, mais bon, comment qu’on fait pour être sûr qu’on gobe pas n’importe quoi ? (coucou Gégé, ça me fait rudement plaisir de te revoir)

Cette vidéo qui est un documentaire d’ARTE de 2018, nous montre des exemples de « la fabrique du consentement », ou comment nous avons la certitude que nos choix du quotidien sont bien dictés par notre liberté de pensée et à quel point c’est faux. Passionnant et très facile à suivre. Pas de politique, ni de religion, ouf !

Reportage ARTE 2018 sur la fabrique du consentement
https://dai.ly/x6kqf6i

Apprendre à se poser des questions, ce n’est pas adopter automatiquement l’avis inverse de celui qui parle.

C’est juste se demander, par des exercices très simples, si ce qui nous est expliqué est possible ou non. Puis de fouiller un peu avant de croire.

Comment Gégé ? Ah non, pour Dieu c’est hyper complexe d’aller vérifier par soi-même, et puis bon, y parait que faut pas trop en parler. (J’me demande qui c’est qui m’a influencé sur ce coup-là).

Ça n’est pas non plus prendre un avis "extrême" car cette expression est également un outils de manipulation : nous faire croire que si nous ne pensons pas comme le courant médiatique de masse nous le propose, ça veut dire qu’on est extrémiste, et donc bon à rien.  

Ce courant médiatique ininterrompu d’informations parvient à nous convaincre que ce qu’il dit ne fait pas partie d’une pensée extrême, alors qu’il s’agit ni plus ni moins d’un point de vue particulier.

Du coup, je repose la question, comment on fait pour savoir ?

Ci-dessous un lien vers un texte qui a été écrit par un spécialiste de ce domaine : Normand BAILLARGEON

Petit cours d’autodéfense intellectuelle, ou comment apprendre à se poser des questions avant d’intégrer (ou gober) les informations qui nous parviennent.

Le petit cours en PDF :

http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/normand/rsc/normand%20baillargeon-petit%20cours%20autodefense%20intellectuelle.pdf

Une version en audio par Normand BAILLARGEON lui-même : (c’est une émission qui commence par un répondeur qui enregistre les commentaires des auditeurs, si vous voulez zapper le répondeur, commencez directement à 7 minutes 40)

https://www.franceinter.fr/emissions/la-bas-si-j-y-suis/la-bas-si-j-y-suis-26-mars-2014

Il  nous permettra de nous assurer que notre croyance ou notre décision vient bien de nous-même. Il ne dit pas que nous ne commettrons ainsi jamais aucune erreur. On peut se tromper, car l’erreur est humaine, mais au moins, il s’agira de notre propre erreur, et non pas d’une action intentionnelle d’un groupe qui a suffisamment de puissance sur les moyens de communication pour influencer les masses.

Je crois vraiment en l’intelligence collective.

Si je commets une erreur d’analyse via les moyens qui me sont proposés dans ce petit cours d’autodéfense, je suis persuadé que la majorité de mes contemporains n’en fera pas de même. Et que la masse des réactions se fera dans le sens du bien commun, malgré mon erreur à moi.

« C’est celui qui paie l’orchestre qui choisit la chanson ». Ce vieux dicton populaire nous permet de nous rendre compte que l’on s’exprime toujours d’un point de vue particulier.

Et que celle ou celui qui s’exprime le fait pour une raison particulière à chaque fois.

N’oublions jamais par exemple, que la plupart des informations qui nous parviennent, viennent d’une ou d’un journaliste.

Et que ce(tte) journaliste reçoit une rémunération pour ce qu’il (elle) écrit. Et que celui qui le rémunère a lui aussi des intérêts.

Quels sont aujourd’hui les propriétaires des média français ?

Le monde diplomatique s’est intéressé à ce sujet :

"Médias français, qui possède quoi ? (Le Monde diplomatique ...." https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA.)

Inconsciemment, on préfère simplifier ce que l’on voit plutôt de d’essayer de comprendre la complexité de la réalité. Et donc, par paresse intellectuelle on croit sans réfléchir à une source d’information qui simplifie un concept, quitte à le détourner de son sens véritable.

Nous sommes capables de comprendre la complexité. Nous sommes tous capables de bon sens.

L’idée de ce petit texte n’est pas de communiquer un courant de pensée, mais de permettre à chacun(e) d’entre nous de savoir si l’idée qui traverse son esprit est la sienne ou si elle a été dictée par une source extérieure plus ou moins bien intentionnée.

Parmi les nouvelles mal ou pas du tout relayées par les principaux média, je viens d’apprendre une bonne nouvelle par ma voisine (mais si Gégé, à travers la haie qui sépare nos jardins, avec la distance de sécurité qui va bien).

Elle travaille à l’hôpital d’Annecy et elle me dit que maintenant tout est prêt pour accueillir la vague de malades qui est attendue dans les prochains jours.

Les cliniques du coin ont déjà prêté leurs matériels de réanimation, et les spécialistes sont prêts à intervenir à l’hôpital pour prêter main forte à leurs collègues fonctionnaires.

Si c’est pas de l’optimisme de ouf, alors c’est à n’y rien comprendre.

Je compte vivement sur vos commentaires (en appuyant sur le mot « Contact » en haut de la page sur laquelle vous êtes.)

Biz biz à toutes et tous. Vous me manquez. T.

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