TEXTE DE MARYSE : "Parler à son père"

Publié le par Thierry

Parler à son père-Concert du 8 Juin 2013 à Bons en Chablais

Il était une fois deux nids, non, pas notre chef de chœur, mais : deux, plus loin : nids, remplis d'oiseaux et d'oiselles. Dès le lever du soleil, trois p'tites notes s'envolaient dans le ciel, suivies de milliers d'autres notes dont celles pleines d'allégresse, d 'Allegria comme son nom l'indique.

Ces deux nids chantaient l'amitié, beaucoup de leurs amis venaient des nuages, avec soleil et pluie, surtout la pluie, comme bagages. Au fait, qui a copié l'autre, les oiseaux ou Françoise Hardy ?

Les oiseaux appréciaient beaucoup entendre les oiselles chanter : j'envoie valser les bagues, les colliers, tous les bijoux et cadeaux futiles, préférant l'amour, le seul véritable trésor, non volatile. Quel réconfort pour leurs cœurs et leur porte-monnaie, n'est-ce-pas Messieurs, ça vous cloue le bec ? Merci Zazie.

Parfois, des désirs d'émancipation se manifestent : partir où le coeur vous pousse, retrouver ses traces, choisir un bateau, rêver, chercher l'inaccessible, sauver la terre, mais avant tout, Parler à son père. Eh oui, il y a du Céline Dion, même chez les oiseaux.

Et après une longue migration, quand les oiseaux se rassemblent, s'écoutent chanter, ténor, soprani, alti pour célébrer ensemble : Hallellujah !! quelle merveille !

Les oiseaux, au cours de leurs longs voyages, ramènent des chansons d'ailleurs. C'est le cas de The Rose de Bette Midler. Un des couplets devrait nous réconforter :

Souviens-toi de l'hiver ; sous son manteau de neige, est enterrée une graine, qui avec un peu de soleil, deviendra une rose au printemps, enfin… s’il arrive !

Décidément, les oiselles sont bien raisonnables, D'abord pas besoin de bijoux de chez Chanel, ni de suite au Ritz, pas de voiture, pas de manoir, pas d'hypocrisie ni de langues de bois, mais de la bonne humeur, et surtout, de la liberté ! c’est Zaz à tire-d’elles !

Avec Noah, nous survolons les champs de combat d'Angela Davis pour s’élever contre les injustices et se battre aux côtés de nos frères Noirs. Qu’importe la couleur de nos plumes !

Chez les oiseaux comme chez les hommes, on aspire à s'enfuir bien plus haut que nos rêves, en haute voltige, pour oublier la pluie, encore elle, le froid, et entrer dans la ronde avec Grégoire. Toi plus moi et tous ceux qui le veulent, vous verrez, ça rend heureux !

La nuit est tombée, chacun va regagner son nid après avoir siffloté une jolie ballade avant de s'endormir... la jolie ballade irlandaise de Renaud, contre la guerre qui ne devrait pas durer face à l'amitié. Et voilà, la boucle est bouclée avec l'amitié.

Demain, pas question de rester oisif, nous irons planter un oranger !!

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